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Touche moi, un peu, beaucoup, et cætera ?

bombe31

Dans ma vie, je n’ai dit « Je t’aime », en le pensant sincèrement, qu’à 3 hommes. Mon papa, le Revenant avant qu’il ne soit un revenant, et l’Autre. J’ai jugé utile de préciser le critère de sincérité pour éviter d’avoir à comptabiliser le petit Bruno (ou était-ce David?) de la maternelle et le Batteur, avec qui j’ai vaguement flirté au lycée, une sale histoire dont je ne suis pas bien fière et dont je ne parlerais pas pour l’instant.

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L’Orchidée Coléreuse

bombe25

Chez moi, il n’y a pas de symbolique innocente. Dans ma vie, les faits divers sont à mi-chemin entre la prophétie et le diagnostique. J’ai le psychisme à fleur de peau, l’épiderme réactif et mon visage ne ment jamais, car il en est incapable. Mon corps, incontrôlable, n’a qu’une seule vérité : celle de mon cœur et de mes sentiments. En définitive, je suis un livre qui s’ouvre malgré lui, sans que je ne demande rien, et qui livre parfois d’obscurs messages.

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Le talentueux Mister Bonnet

bombe24

Ce matin-là, en ouvrant les yeux, la première chose que j’ai vu, mais voir est un bien grand mot quand on sait que je suis myope comme une taupe, disons plutôt distingué dans la demi-pénombre matinale, fut un dragon enroulé sur lui même, animé par la respiration douce de celui sur l’épaule duquel il était dessiné. C’est à ce moment-là que le réveil de son portable s’est mise à brailler violemment, faisant tressaillir le tatouage qui disparût tandis que son propriétaire se tournait vers moi, un sourire ensommeillé sur le visage en marmottant quelque chose sur son incapacité à se réveiller sans cette alarme infernale. Phrase ponctuée par un langoureux baiser.

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En quête d’action

bombe21

Le matin, j’ai eu un réveil câlin et du jus de pamplemousse. A midi, il m’a préparé les pizzas de son enfance (un histoire très touchante, et je le dis sans ironie) et l’après-midi nous sommes allés nous balader et faire chauffer la carte bleue. Le soir, en rentrant chez moi, au sortir d’une journée particulièrement agréable, j’ai ressenti un petit picotement dans la conscience.

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Sur la patte du lion

bombe19

J’arrive chez lui un peu comme par erreur. Le temps de partager un verre de mauvais vin à la terrasse d’un café de quartier en échangeant des banalités saupoudrées de regards brûlants, qu’il me dise : « je ne veux pas paraître trop présomptueux, mais chez moi, il y a de bonnes bouteilles » et que j’accepte, surprise et un rien décontenancée de ma propre audace. Dans le hall, je me sens un peu perdue, plus vraiment sûre de ce que je suis venue faire ici. Son appartement est assez grand et bien tenu. Je m’assoie sur son canapé pendant qu’il débouche une bouteille de Côte du Rhône en me parlant de sa vie et de ses goûts.

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L’effet nailart ou le doublé gagnant

bombe18

La semaine dernière, j’ai mis exactement trois jours pour prévoir une tenue. Mais ce n’était pas pour n’importe quelle occasion. Il s’agissait de vendre du rêve et d’être à la hauteur de ce rêve. Il s’agissait d’être irréprochable pour deux rendez-vous en une après-midi. En fait, de faire d’une pierre deux coups, pour être tout à fait explicite.

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Un message, un manteau et un jeu

bombe17

L’autre jour j’ai reçu un message sur mon portable. Vous me direz, ce n’est pas hyper original, des messages tout le monde en reçoit à un moment ou à un autre. Mais ce message-là était différent des autres. En effet, certains textes ne laissent aucune place l’imagination ou à l’interprétation, par exemple, quand on reçoit : « je t’attends devant la gare à 15h », il y a de fortes chance pour qu’à 15h, ladite personne vous attende devant la fameuse gare. Ce n’était pas le cas du mien.

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Bonjour, ma vie est un film

bomba16

Acte 1, Scène 1. Hurt de Parov Stelar raisonne dans son casque, vissé sur ses oreilles. Elle vient de boire deux cocktails avec un vieil ami. L’alcool la grise un peu et elle a les joues un peu teintées. Elle n’arrive pas vraiment à savoir si c’est à cause du Manhattan ou de l’avalanche de souvenirs provoquée par cette entrevue. Et puis elle part rejoindre un autre, pour un énième cinéma à se demander pour la énième fois si cette énième sortie la conduira à une énième déception. C’est la dernière séance de la journée, le métro est clairsemé, elle pose sa tête contre la vitre, même si ça la débecte un peu, les vitres de métro.

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De la Vodka, des nains et des fantômes

bombe14

Je suis le genre de fille à ne faire que des choix foireux. D’ailleurs, ces choix empirent lorsqu’ils sont favorisés par la consommation exagérée de liquides dangereusement alcoolisés absorbés avec une insouciance et une rapidité effrayante. Si j’étais un peu de mauvaise foi, je mettrai cette double tare sur le compte de ma prétendue fragilité émotionnelle suite à ma rupture et à ma douloureuse expérience mais je n’ai aucune idée du pouvoir de persuasion d’un tel argument. Je pense que mes proches ne se laissent plus abuser. Je peux encore tabler sur la naïveté de mon public anonyme, mais je ne crois pas que cela durera longtemps.

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Le Boulet de Canon et le centre de la Bombe

bombe11

A trois heures de matin cette nuit-là, j’ai entendu une série de petits et moyens bruits suspects provenant de la masse sombre et informe étendue à mes côtés. C’est probablement à cet instant, ou quelques secondes plus tard, que j’ai pris la décision de me recentrer sur moi. Possible qu’il y ait une relation de cause à effet. Possible également que cet instant m’ait fait réaliser à quel point il est agréable d’être seule dans son lit, sans perturbations extérieures. Possible enfin que je sois simplement une girouette qui se détourne des vents mauvais sans hésitation aucune. Quelles que soient les raisons profondes de ce brusque changement de cap, ce n’est qu’avec cette résolution prise que j’ai pu plonger dans le sommeil du juste.

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