On fait le bilan, calmement,…

bombe23

Je me souviens que l’année dernière, j’avais accueilli 2013 avec le sourire résigné de celle qui sait bien qu’elle n’aura de prise sur rien. Je nourrissais quelques espoirs, j’avais presque l’impression que tout s’arrangerait comme par magie et que j’allais être heureuse. J’avais même fait un petit gif que j’avais fièrement envoyé à mes contacts pour les informer des enthousiasmantes nouveautés du début d’année.

Faute de trouver du travail, j’avais décidé de me lancer à mon compte et avais même réussi à trouver quelques clients disposés à me rémunérer en échange de mon talent et de ma créativité. Il s’est avéré plus tard que certains m’ont lâchée en plein vol, d’autres ont tarder à me payer et enfin, certains sont certes restés mais avec une paye minable et un projet voué à l’échec. A ceux-là, je dois mes plus magistrales crises de nerfs, mes larmes d’impuissance et surtout la sensation désagréable d’être dépendante de quelques euros malgré un désintérêt profond pour ma mission. Traduisez, le job me gave, mais au moins, j’ai une poignée de fric qui vient chaque mois. Au début 2013, je ne me doutais pas des barrages administratifs, des papiers qui passent d’un service à l’autre. Des délais de deux mois légaux avant de pouvoir mettre en demeure les mauvais payeurs. Au début 2013, naïve et innocente, je me disais que je pourrais y arriver. Fin 2013, je suis coincée dans cette fameuse mission naze, et faute de clients, j’ai dû trouver un job à temps partiel dans une boutique de prêt-à-porter. Avoir fait 5 ans d’études et vendre des jupes, ce n’est pas dégradant, mais ça fait un peu mal au cul quand-même, si vous voulez bien me pardonner l’expression.

Début 2013, après deux ans de chômage et de dépression, l’Autre venait de trouver du travail. Nous avions passé des moments très durs qui nous avaient profondément marqués, l’un et l’autre. J’avais mis ses sautes d’humeurs et son insidieuse violence sur le compte de l’inactivité et de tous les maux que cela peut engendrer. C’est uniquement sous le prisme du chômage que j’avais tenté de m’expliquer ses abus, ses crises, ses colères, son manque de confiance et son besoin d’être perpétuellement rassuré. Pleine d’espoir, avec ce nouveau travail, je m’étais dit que tout changerait, et en bien, par dessus le marché. Qu’il redeviendrait celui du début. Que nous serions à nouveau heureux ensemble. Et bien non. Ça a empiré. Les rôles étaient inversés et s’il avait maladivement toujours besoin de ma présence, il avait également besoin de me rabaisser constamment. Je me suis enfuie de chez lui en emportant mon huile d’Argan et mes vernis préférés. Je n’étais pas fière, mais au moins j’avais tenu bon jusqu’à ce qu’il soit suffisamment assuré pour continuer sa vie sans moi. J’espère sincèrement qu’aujourd’hui il se rend compte à quel point j’ai eu raison, ce jour-là. Fin 2013, vous le savez, puisque c’est l’objet de mes nombreuses notes : j’ai plusieurs hommes dans ma vie et aucun pour me dicter ma conduite, me dire quoi penser ou quoi écouter. Je dirais que de ce point de vue là, j’ai gagné au change.

Cette année, je vais continuer. Continuer à écrire, rire, danser, séduire et brûler ce qu’il me reste de jeunesse insouciante. Je vais continuer à me reconstruire. Je vais essayer de décoller. Je vais me faire un tatouage. Je vais essayer de grandir un peu. Mais pas trop vite, parce que je veux m’acheter une veste léopard (ou a sequins)(ou MIEUX sequins ET léopard)(quelqu’un à une adresse à faire tourner ?) Faire plus de marche à pied. Rentabiliser mon abonnement à la salle de sport. Rentabiliser mon abonnement cinéma. Finir (enfin) ce que je commence. Trouver un emploi stable et dans ma branche. Être plus responsable, avoir mon chez-moi, garder ma chambre bien rangée, garder ma tête bien rangée, garder mon cœur bien rangé, et surtout, tout doucement, petit à petit, pas à pas, entrebâiller la porte et laisser quelqu’un entrer. En espérant que cette fois, je ne me trompe pas de personne.

 

Bonne année à toutes et à tous qui me faites l’honneur de me lire. Quelques mois depuis que j’ai commencé à partager mes atermoiements avec vous et je suis scotchée de constater en regardant les stats wordpress qu’il y a des gens, de VRAIS gens en plus des happy few de mon entourage qui connaissent l’adresse, qui viennent, lisent et commentent. Je vous jure, j’en reviens pas. Merci beaucoup.

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Boulet retardé

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